Pourquoi avons-nous de l’attirance pour certaines personnes ? 

Parfois, tous les astres sont alignés. On pense avoir rencontré la bonne personne : sur le papier, c’est parfait ! Et pourtant, il n’y a  pas véritablement de désir pour cette personne ! D’autres fois, avant même d’avoir eu le moindre échange avec une personne, nous la désirons follement. Plus encore, il arrive  qu’en sachant que la personne ne nous plait pas au niveau de sa personnalité ou de son attitude, nous la désirons tout de même. Ce paradoxe nous laisse souvent perplexe et nous ne savons pas à quoi l’attribuer. Pouvons-nous dire que nous choisissons qui nous attire ? Pas si sûr.

L’apparence a-t-elle un rôle clé ?

Il y a deux niveau d’attirance physique. 

La première est une attirance non choisie, une réaction bête et méchante à la beauté. Cela a été documenté par bon nombre d’études basée sur des choix de photos de visages, études qui révèlent que même en appartenant à des cultures totalement différentes, les êtres humains s’accordent sur ce qu’ils jugent être beau ou attirant. Les personnes « belles » universellement sont rares, elles semblent plus précieuses que les autres et donc plus désirables. Notre choix n’est pas vraiment réfléchi et souvent on se retrouve à accorder beaucoup d’intérêt à une personne uniquement sur notre réaction à sa beauté.

La seconde façon d’être attirée par un physique est, d’une certaine manière, « intellectualisée ». Nous observons et décidons si nous trouvons une personne attirante ou non. N’êtes vous pas déjà sortie avec un homme dont vous n’aviez pas spécialement réagit au physique dans un premier temps, pour découvrir après plusieurs heures en sa présence qu’en réalité il vous faisait beaucoup d’effet ? Eh oui, l’attirance physique ne se justifie pas uniquement par une symétrie du visage ou des proportions, et heureusement!

Et si ce n’était qu’une question de biologie et de chimie ?

Les phéromones… J’imagine que comme moi, vous avez déjà entendu ce terme, sans trop savoir ce à quoi il fait référence ! Les phéromones sont des messagers libérés par la peau, la sueur, la salive qui indiquent aux personnes qui nous entourent notre capacité à nous « reproduire » en fonction de notre compatibilité. Nous nous envoyons donc inconsciemment des messages liés à notre compatibilité en permanence et cela influe l’attirance que nous ressentons les uns pour les autres. Nous ne sommes donc pas maîtres des personnes qui nous attirent : nous ne décidons pas ! Les hormones entrent elles aussi alors en jeu. Nous vous en parlions dans un article précédent concernant le baiser. Les hormones du bonheur sont stimulées lorsque l’on est au contact d’une personne qui nous attire. Elle s’activent dans notre cerveau. L’endorphine (relative au plaisir et à la détente), la dopamine (la recherche de plaisir), la sérotonine (liée au bien-être) et l’ocytocine (l’hormone de l’amour) se réveillent.

Rien de tout cela n’est fait de manière volontaire ou consciente. Notre corps agit pour lui-même. Le désir que nous avons du mal à justifié pour une personne vient en réalité de tout cela !

La survie de l’espèce est-elle le but intimement convoité ?

Le développement de l’être humain, la culture et l’éducation n’effacent pas le fait que nous soyons avant tout des être vivants ayant une base « primitive ». Nous n’en avons pas conscience mais cela vient aussi déterminer le fait que nous soyons ou non attiré par une personne. Tout le monde ne veut pas ou plus avoir d’enfants et pourtant, notre inconscient continue de travailler dans cette direction. C’est ce qui explique que, dans une démarche inconsciente de survie de l’espèce, nous sommes plus naturellement attirés par les personnes qui possèdent un système immunitaire différent du nôtre. Nous recherchons à travers cette différence une complémentarité d’un point de vue patrimoine génétique. C’est une manière d’assurer la survie saine de notre espèce.

Qu’en est-il de la psychologie ?

Nous savons repérer, parfois même de loin, une personne qui pourrait nous attirer. La gestuelle de cette personne, sa corpulence, son sourire, son regard et parfois même sa voix ou son odeur sont autant de facteurs qui nous attirent. Ils trouvent naissance dans notre construction personnelle et nos expériences passées. Il est d’ailleurs souvent dit que les femmes tombent amoureuses de ce qu’elles entendent et effectivement, beaucoup d’entre nous sont sensibles à la façon dont un homme manie les mots.

Si vous vous êtes ouvertes à un type d’homme et que cela vous a plu, votre cerveau associe ce profil au plaisir et vous êtes donc plus susceptible d’être attirée de nouveau par ce même type d’homme. L’attirance physique pour cet homme naîtra donc des échanges que vous aurez avec lui, plus que de son physique à proprement parler. Aussi, votre disposition psychologique sur le moment est importante. Être ouverte à l’idée d’être attirée par une personne ou pas a de l’importance. Quand nous sommes en couple exclusif, notre « radar » attirance continue de fonctionner mais nous ne l’activons pas, parce que nous nous concentrons sur notre partenaire. S’il devait arriver que nous soyons tout de même attirées par quelqu’un d’autre, pour les personnes en relation exclusive ne souhaitant pas tromper leur partenaire, cela ne donnerait pas lieu à un contact.

On ne choisit qu’en partie ce qui nous attire

Vous l’avez compris, nous ne sommes pas tout à fait maîtres des personnes pour lesquelles nous ressentons du désir. Lorsque deux personnes sont attirées l’une par l’autre, c’est qu’il y a un combiné de tous les éléments cités ci-dessus : une attirance liée aux phéromones, à ce que la personne nous inspire, une potentielle complémentarité des systèmes immunitaires et un bon timing.

Lorsque l’on est attiré par une personne, que ce soit pour une nuit ou pour plus, c’est un fin équilibre qui se joue entre tous les éléments cités qui se crée. Si vous vous demandez alors comment évaluer l’attirance que vous avez pour quelqu’un, sachez ne pas faire entièrement confiance au choc d’attirance immédiat: il ne présage rien de votre compatibilité. Et si le désir ne vient pas immédiatement, laissez vous du temps de découverte avec cet homme, pour que tous les éléments puisse se mettre en place et se révéler. Quelques heures, deux ou trois rendez-vous vous permettent de créer et d’évaluer l’alchimie qu’il a entre vous et l’homme qui vous intéresse. Ne culpabilisez pas de vous laisser ce temps à tous les deux, car la même chose se joue de son côté. Si malgré après plusieurs rendez-vous vous ne sentez toujours rien, il est peu probable que le désir se déclenche de lui même à partir du 6ième mois, dans ce cas, mieux vaut confier son attention à d’autres personnes sans oublier de clore convenablement la chose.

Laisser un commentaire