Ne laissez pas les autres vous guider dans la mauvaise direction 

quand la famille nous juge

Ne laissez pas les autres vous guider dans la mauvaise direction 

Si je vous parle de la petite anxiété que vous ressentez à l’approche des réunions de famille, alors que vous êtes (encore) la dernière célibataire, cela vous dit quelque chose ?

Est-ce que vous entendez d’ici les remarques concernant l’horloge biologique ? L’importance du mariage ? De faire des concessions pour être à deux..?

Nous avons toutes été confrontées, de manière plus ou moins intense, à ce type de situations, qu’elles soient liées à nos circonstances amoureuses ou à d’autres aspects de nos vies. Elles ne sont jamais agréables et ont parfois le don de nous déstabiliser sur des sujets que nous essayons déjà de gérer. Pour autant, cela ne veut pas dire que ces remarques sont justes ! Parfois, les personnes que nous aimons le plus et, qui dans le fond, veulent notre bien, ne sont pas celles que nous devrions écouter.

Leur vision ne vous définit pas

Vous trouverez toujours des personnes qui se feront un plaisir de vous dire ce qu’elles pensent de ce que vous devriez faire. Que vous leur demandiez leur avis ou non !

C’est particulièrement vrai dans le cadre familial : vos ainés, parents, grands-parents, oncles, tantes sont des personnes qui vous ont vu grandir. Elles ont souvent un rapport de protection et de « professeur » vis-à-vis de vous. Ces habitudes ont la peau dure. Vous pouvez être très accomplie dans votre vie, à l’aise avec qui vous êtes et pourtant, vous retrouver dans la peau de celle que vous étiez adolescente, une fois dans cet environnement. Il arrive même parfois d’avoir l’impression que ces personnes, que vous aimez tant, ne vous voient pas pour qui vous êtes aujourd’hui, mais pour qui vous avez été. Aussi, une amie me disait avoir le sentiment de n’être jamais assez bien pour un homme aux yeux de sa famille. Lorsqu’elle est en couple, on lui dit « tu le gardes celui-là ! ». Si elle le quitte, c’est une erreur de sa part et, si c’est lui qui part, c’est qu’elle n’était pas assez bien pour lui, de toutes façons..!

Elle doit donc redoubler d’efforts pour ne pas laisser ces paroles atteindre son estime personnelle. Aussi, parce qu’il s’agit la plupart du temps de générations différentes, les manières de voir la vie ne sont pas les mêmes. Ce qui était bon ou adapté pour ces personnes, à leur époque, peut ne pas du tout l’être aujourd’hui ! Pourtant, elles continueront de vous dire ce qu’elles pensent être le mieux pour vous, et de porter un jugement sur ce que vous faites.

Leur besoin vis-à-vis de vous n’est pas votre priorité 

Les personnes qui nous entourent et nous sont proches ont leurs propres insécurités.

Autour de moi, certaines amies voient leurs parents leur faire part de leurs craintes quant au fait qu’elles soient célibataires à l’âge qu’elles ont et vis-à-vis de leurs choix de vie. Sans le vouloir, ils font alors passer leurs propres peurs devant le bonheur de leurs filles. Une de mes tantes m’a même dit un jour, en plein repas de famille et sans introduction que je « devrais faire un enfant pour ma mère » ! Oui, vous avez bien lu. Parce qu’« être grand-mère est extraordinaire et que, pour être une bonne fille, je devrais « offrir » cette expérience à ma mère ».

J’étais scandalisée par l’audace de la remarque sur une choix aussi personnel. Heureusement que ma mère ne pense pas comme cela ! Mais cela m’a fait réaliser que parfois, la pression que l’on nous met est incroyable. Bien qu’elles nous aiment, ces personnes appliqueront leurs propres critères de réussite ou de bonheur et feront tout leur possible pour que nous rentrions dans ces cases. Elles oublient alors de nous voir comme des individus à part entière. A l’inverse, elles nous voient plutôt comme une prolongation de qui elles sont, de leurs efforts, de leur histoire et de leur investissement en nous.

Cette démarche et ces remarques sont le témoin de besoins qui sont aussi altruistes – puisqu’elles pensent que nous avons besoin de tout cela pour être bien –  qu’égoïstes – car au fond, c’est surtout elles que cela rassurerait.

Anticipez les moments de rencontre

Au fil des années, vous avez appris à repérer les moments propices à ce genre de remarques. Alors, préparez-vous y psychologiquement pour être parée au moment T.

Nous ne savons pas toujours comment réagir lorsque l’on nous fait une remarque alors, testez différentes réactions pour trouver celle qui vous permettra d’être le mieux avec vous-même.

Une amie me parlait de sa grand-mère, qu’elle aime beaucoup, mais qui a tendance à faire des remarques sur son poids, celui de sa soeur, de sa mère etc. Chacune d’entre elles ayant des difficultés à ce niveau-là, contrairement à la grand-mère, ces remarques ont parfois tendance à les blesser. Les phrases comme « tu étais belle, tu étais fine » sont culpabilisantes pour une personne essayant de perdre du poids ! Tout comme « quand est-ce que vous nous faites un bébé » est particulièrement difficile pour un couple rencontrant des difficultés à procréer, ou délicat pour un couple qui ne se sent simplement pas prêt, sans pour autant que cela ne remette en doute la viabilité du couple !

Encore une fois, mon amie sait que sa grand-mère ne pense pas à mal ! Aussi, sa technique dorénavant est de répondre : « oui, j’étais belle, je me trouve toujours belle ! ». C’est une manière de mettre gentiment un terme au débat en soulignant que sa beauté ne dépend pas de ses kilos, tout en contribuant à s’en convaincre elle-même, dans le cas où un doute subsisterait !

Concentrez-vous sur le fait d’être bien avec vous-mêmes et pour vous-mêmes !

Les voix extérieures ne prennent de la place que lorsque votre propre voix n’est pas suffisamment forte pour les couvrir.

Autrement dit, vous devez travailler à vous entendre pour que, quoi qu’il arrive et quoi que l’on vous dise, cela ne vous fasse pas douter. Chacun de nous a des sujets de vulnérabilité. Dans les cadres familiaux notamment, tout est bon à prendre pour faire une petite remarque : le fait d’être célibataire, le fait d’être en couple mais pas marié, le fait de ne pas encore avoir d’enfant, de ne pas faire rapidement de deuxième enfant, d’avoir pris du poids, d’avoir perdu du poids, de travailler à son compte, de choisir un style de vie différent etc. La liste est sans fin !

Si vous sentez une faiblesse sur un sujet abordé lorsque vous êtes en groupe et que cela vous déstabilise, c’est précisément ce sur quoi vous devez travailler. Pour vous donner un exemple, je fais au quotidien ce que j’aime et j’en suis ravie. Aussi, lorsque l’on pousse un peu le sujet pour me titiller, cela a tout l’effet inverse ! Plus on en parle, plus je suis heureuse d’exprimer comme cela me plaît ! En revanche, si je n’étais pas sure de mon choix, cela aurait pour conséquence de me mettre mal à l’aise et de me faire douter davantage. Aussi, apprenez à vous écouter, à vous connaître et surtout, à vous faire confiance (ce cours peut vous accompagner dans cette voie). C’est la clé pour être de moins en moins sensible à ce que l’on peut vous dire, même lorsqu’il s’agit des personnes que vous aimez le plus au monde.

1 Comment

  • laetitia
    22 juin 2021

    Bonjour Elodie ,j’ai vraiment beaucoup aimé cet article, j’ai reconnu des amis ,de la famille, moi-même ,ainsi que certaines situations 😄 merci pour votre travail à tous les deux, vous êtes un plus dans mon quotidien 😊🙏

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